Roc Genèse est de retour dans l’Aude

Roc Genèse est de retour dans l’Aude

Roc Genèse est de retour dans l’Aude

Après trois ans d’exploration du massif pyrénéen, le jeune Gypaète barbu nommé Roc Genèse né en 2016 dans l’Aude revient dans nos massifs.

Equipé d’une balise GPS dans le cadre du programme LIFE GYPCONNECT, nous vous invitons à suivre ses déplacements au jour le jour sur ce site : https://gypaetebarbu.fr/life-gypconnect/le-life-gypconnect/les-actions/suivez-avec-nous-les-oiseaux

L’objectif principal de ce programme étant la connexion des populations pyrénéennes de Gypaètes avec les Alpes, la LPO Aude suit avec attention cet oiseau et espère qu’il poursuivra sa route vers les Cévennes ou les Alpes ?

Des terres et des ailes en Aude

Des terres et des ailes en Aude

Des terres et des ailes en Aude

DES TERRES ET DES AILES : DONNER AUX AGRICULTEURS LES MOYENS D’AGIR !

La LPO France lance avec le soutien de Chambres d’Agriculture France un nouveau programme “Des terres et des ailes” afin de lutter contre le déclin des oiseaux de nos campagnes.

Au printemps dernier, on nous annonçait la disparition d’un tiers des oiseaux des milieux agricoles au cours de ces quinze dernières années. En cause : l’évolution des pratiques intensives agricoles depuis 50 ans, le braconnage d’espèces protégées et l’évolution de l’habitat.

Le programme « Des terres et des ailes » propose d’accompagner les agriculteurs, via un site Internet, dans la réalisation de petits aménagements favorables à la faune : pose de nichoirs, plantation de haies, installation de perchoirs pour rapaces, maintien d’arbres isolés… Ainsi, sur le site Internet (https://www.desterresetdesailes.fr), chaque agriculteur pourra trouver les solutions qui répondent à ses attentes et capacités d’action.

Dans l’Aude, la LPO Aude décline le programme localement, avec l’aide de quelques bénévoles déjà impliqués mais aussi de vous tous, pour chercher des exploitants intéressés par le projet.

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des pistes !

Gypaète : la saison des amours bat son plein

Gypaète : la saison des amours bat son plein

Gypaète : la saison des amours bat son plein

L’automne est là et c’est déjà la période à laquelle les couples de Gypaète barbu débutent leur période de reproduction dans les Corbières.

 

Le seul couple nicheur à ce jour dans le département a été observé début octobre fréquentant une cavité déjà occupée par le passé. Ceci est de bon augure pour ce couple, qui détient le record connu de précocité avec un début de couvaison fin novembre. Espérons que cette nouvelle saison ne sera pas perturbée comme la précédente jusqu’à échouer en raison des intrusions d’un troisième individu.

Dans les Hautes Corbières,  le mâle  demeuré seul depuis plus de 4 ans est maintenant apparié avec une femelle adulte. Les toutes dernières observations ont permis de constater qu’ils étaient tous les deux très orangés après des bains de boue ferrugineuse, propres à l’espèce. Cette situation à cette période est elle aussi prometteuse, avec peut-être à la clé une prochaine première tentative de nidification.

Ce printemps, un troisième couple en formation avait également été contacté aux abords du massif de Bugarach, mais depuis les très rares observations ne concernent plus qu’un seul individu.

 Focus : cas de mutilation chez le Gypaète

Grâce au suivi automatisé des sites de nourrissage, deux cas d’amputations de doigts sur des Gypaètes barbus ont été mis en évidence.

Le premier concerne l’un des adultes du couple en formation fréquentant régulièrement la placette d’équarrissage à Bugarach. Observé boitant depuis la mi-mai, un cliché du 1er juin issu du piège- photo a permis de constater l’amputation non cicatrisée de la totalité d’un doigt et d’un peu plus de la moitié d’un autre. Cet oiseau n’ayant plus été observé depuis, il est possible qu’il soit mort des conséquences de ces blessures. Le second concerne ici aussi un adulte fréquentant un site de nourrissage dans les Corbières. Le 25 juillet, un cliché a permis de découvrir que cet oiseau avait lui aussi été victime d’une amputation de la quasi-totalité d’un doigt. Celle-ci, bien cicatrisée, ne semble pas avoir de conséquence pour sa survie puisque l’oiseau est observé régulièrement depuis.

Aucune cause n’est en mesure d’expliquer de façon certaine ces amputations . Cependant, celle résultant d’altercations entre congénères ou avec des Aigles royaux semblerait la plus probable étant donné le degré de violence qu’elles peuvent atteindre.

Un promoteur éolien réclame un million d’euros à la LPO de l’Aude

Un promoteur éolien réclame un million d’euros à la LPO de l’Aude

Un promoteur éolien réclame un million d’euros à la LPO de l’Aude

C’est une première en France. Le promoteur éolien Valorem (56 millions de chiffre d’affaire) attaque une association de protection de la nature, la LPO Aude, devant le Tribunal de Grande Instance de Carcassonne et réclame 1 017 986,38 euros.

Depuis de nombreuses années, la LPO Aude mais aussi ses co-requérants, l’association Avenir d’Alet, l’association AIRE (Aide à l’initiative dans le respect de l’environnement) et deux particuliers font annuler des autorisations afférentes à la construction d’éoliennes sur les communes d’Alet-les-Bains, Saint-Polycarpe et Véraza dans l’Aude sur un site désigné au titre de Natura 2000. Site désigné en vue de la protection des oiseaux de la Zone de Protection Spéciale des Hautes-Corbières et en vue de la protection des chauves-souris sur le Site d’Intérêt Communautaire des grottes de Lavalette.

Ce projet de parc éolien a été conçu il y a plus de 10 ans sur la base d’une étude d’impact parfaitement lacunaire et en dehors de tout projet de territoire. Ses impacts attendus sur l’avifaune, grandement minimisés par le promoteur, seront sans précédent sur au moins trois espèces d’oiseaux parmi les plus menacées en France : le Vautour percnoptère, le Vautour fauve et le Gypaète barbu, qui chacun bénéficient d’un Plan National d’Actions.

C’est dans ce contexte tout à fait exemplaire et dans le strict respect de ses intérêts statutaires que la LPO a entendu dénoncer ce projet en utilisant les voies qui lui sont ouvertes par le droit français.

Or, le groupe VALOREM, porteur du projet, réclame aujourd’hui plus d’un million d’euros à la LPO et ses co-requérants au prétexte que cette action en justice aurait été de nature à retarder le chantier de construction du parc éolien, lui causant par là même un lourd préjudice financier.

Cette action en responsabilité du grand groupe de « l’énergie verte » est perçue par la LPO comme une tentative d’intimidation à son endroit avec en filigrane un objectif de décrédibilisation de son action auprès du grand public.

La somme astronomique réclamée par le groupe Valorem est du point de vue de la LPO Aude choquante et indigne d’un acteur de la « transition écologique ».

Si une association de défense de l’environnement à but non lucratif ne pèse pas bien lourd face à une société qui génère plusieurs millions d’euros par an, reste néanmoins la Justice, accessible à tous, et garante du respect des règles de droit.

 

Intérêt à agir de la LPO Aude

L’association LPO AUDE, selon ses statuts, a pour buts d’agir pour l’oiseau, la faune sauvage, la nature et l’homme, et lutter contre le déclin de la biodiversité, par la connaissance, la protection, l’éducation et la mobilisation. Elle est agréée dans l’Aude au titre de l’article L 160-1 du code de l’urbanisme et l’article 40 de la loi du 10 juillet 1976. Ce qui lui donne toute légitimité pour ester en justice devant les juridictions civiles et administratives pour exercer ses droits au regard de l’objet de ses statuts.

 Positionnement de la LPO Aude sur l’éolien

 Dès 2013, l’association a demandé qu’un moratoire puisse être mis en place dans l’Aude le temps que les outils de planifications partagés et prenant en compte les enjeux de biodiversité puissent être validés. Plus d’info : https://aude.lpo.fr/positionnements/

 Eolien et Biodiversité

La LPO France anime un réseau d’acteurs autour de la problématique Éolien et Biodiversité. Des séminaires entre professionnels de l’éolien et acteurs de la conservation sont régulièrement organisés. Plus d’info : https://eolien-biodiversite.com/

Paysans de Nature : ils aident un faucon rare et menacé

Paysans de Nature : ils aident un faucon rare et menacé

Paysans de Nature : ils aident un faucon rare et menacé

Conscient de l’érosion dramatique de la biodiversité, des paysans naturalistes ont mis en œuvre des mesures pour favoriser l’installation de Faucons crécerellettes dans les Hautes Corbières (Aude)

Le Faucon crécerellette fréquentant régulièrement un secteur inventorié par nos éleveurs naturalistes, ils ont décidé avec l’accord du propriétaire et avec l’appui technique et scientifique de la LPO Aude de réaliser et d’installer des nichoirs à destination du petit rapace sur le pignon d’une bergerie en ruine. Ce sont donc 6 nichoirs adaptés à l’espèce qui ont été construits. Même si le site est un peu en altitude par rapport aux sites de nidification Français (550 m), ce plateau méditerranéen ouvert apporterait une ressource trophique adéquate (très nombreux cortèges d’orthoptères notamment).

Retrouvez ces éleveurs, membre du réseau Paysans de Nature, dans le livre qui vient de sortir aux éditions Delachaux et Niestlé (Paysan de Nature). C’est l’occasion par sa lecture d’approfondir la démarche de ces différents naturalistes qui ont fait le choix de s’investir pour la biodiversité au travers de l’installation paysanne sur l’ensemble du territoire national.

Vigilance : les amphibiens sont de sortie !

Vigilance : les amphibiens sont de sortie !

Vigilance : les amphibiens sont de sortie !

Dans la nuit du 9 au 10 octobre, les fortes pluies ont fait sortir des dizaines d’amphibiens sur la route traversant le village de Montredon-des-Corbières (Aude).

Les amphibiens allaient jusqu’au centre du village et sortaient des grilles de canalisations. Ils étaient bloqués dans la rue principale et avaient très peu d’issue pour éviter l’écrasement.

Cette route est assez passante et, dès la nuit tombée, les premiers  écrasements étaient déjà visibles sur la route (une vingtaine au total). Nous avons donc pris les choses en main et ramassé le plus vite possible tous les amphibiens que l’on trouvait.

 

Ce sont donc 187 Crapauds calamites, 43 Discoglosses peints, 7 Rainettes méridionales et 3 Pélodytes ponctués qui ont été sauvés de l’écrasement certain. Ils ont tous été relâchés quelques centaines de mettre plus loin, entre friches et vignes où ils pourront continuer leur vie.

Jusqu’à hier, aucune donnée d’amphibien n’avait été saisie sur cette commune. Si vous aussi, vous observez ce genre d’évènement, merci de nous faire remonter votre observation (lieu, photos) et de la saisir sur Faune LR.

Soyez vigilants sur les routes ! Levez le pied !

Camille et Florian