Gypaète : la saison des amours bat son plein

L’automne est là et c’est déjà la période à laquelle les couples de Gypaète barbu débutent leur période de reproduction dans les Corbières.

 

par | 24 Nov, 2018 | Biodiversité, Conservation

Le seul couple nicheur à ce jour dans le département a été observé début octobre fréquentant une cavité déjà occupée par le passé. Ceci est de bon augure pour ce couple, qui détient le record connu de précocité avec un début de couvaison fin novembre. Espérons que cette nouvelle saison ne sera pas perturbée comme la précédente jusqu’à échouer en raison des intrusions d’un troisième individu.

Dans les Hautes Corbières,  le mâle  demeuré seul depuis plus de 4 ans est maintenant apparié avec une femelle adulte. Les toutes dernières observations ont permis de constater qu’ils étaient tous les deux très orangés après des bains de boue ferrugineuse, propres à l’espèce. Cette situation à cette période est elle aussi prometteuse, avec peut-être à la clé une prochaine première tentative de nidification.

Ce printemps, un troisième couple en formation avait également été contacté aux abords du massif de Bugarach, mais depuis les très rares observations ne concernent plus qu’un seul individu.

 Focus : cas de mutilation chez le Gypaète

Grâce au suivi automatisé des sites de nourrissage, deux cas d’amputations de doigts sur des Gypaètes barbus ont été mis en évidence.

Le premier concerne l’un des adultes du couple en formation fréquentant régulièrement la placette d’équarrissage à Bugarach. Observé boitant depuis la mi-mai, un cliché du 1er juin issu du piège- photo a permis de constater l’amputation non cicatrisée de la totalité d’un doigt et d’un peu plus de la moitié d’un autre. Cet oiseau n’ayant plus été observé depuis, il est possible qu’il soit mort des conséquences de ces blessures. Le second concerne ici aussi un adulte fréquentant un site de nourrissage dans les Corbières. Le 25 juillet, un cliché a permis de découvrir que cet oiseau avait lui aussi été victime d’une amputation de la quasi-totalité d’un doigt. Celle-ci, bien cicatrisée, ne semble pas avoir de conséquence pour sa survie puisque l’oiseau est observé régulièrement depuis.

Aucune cause n’est en mesure d’expliquer de façon certaine ces amputations . Cependant, celle résultant d’altercations entre congénères ou avec des Aigles royaux semblerait la plus probable étant donné le degré de violence qu’elles peuvent atteindre.

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